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Le bon usage des DMR à turbine
- Paru le 06/07/2004
- Déjà lu 11221 fois.

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Cours formateurs flashover - Draguignan (Canjuers-France) 2009
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Tactique et Pratique bulletArticle: Tactique (III)


Il est toujours difficile d'écrire un article prévu pour être dans une série, lorsqu'un temps très long s'est écoulé depuis l'article précédent. Soit le travail n'a guère évolué et dans ce cas il suffit de poursuivre, tranquillement, mais ce n'est pas le signe d'une grande vigueur dans les recherches, soit le travail a fortement évolué et ce nouvel article pourra apparaître comme très éloigné des considérations des premiers. C'est ce qui va se passer ici?

Dans les deux précédents articles, nous avons traité du problème de la fiche bilan incendie, qui a priori n'existe pas sous une forme réellement utilisable par le premier engin se présentant sur les lieux. Suite au deuxième article, nous avons donc commencé à travailler sur la mise en forme d'une telle fiche bilan.
Pour cela nous avons essayé de lister les différents éléments nécessaires et, pour chaque élément, nous avons tenté de définir les valeurs possibles. Ainsi, si nous reprenons l'exemple du secourisme, nous avons bien le paramètre «pouls» et en face, une valeur numérique.

Nous nous sommes imaginé face à une habitation, en cherchant à la définir. Le paramètre de «contact» de l'habitation à une autre, est un élément à prendre en compte, tout comme le paramètre de position du feu, par rapport au nombre d'étages. Prenons ces deux paramètres comme exemple.

Rapidement, alors nous étions en train de détailler ces paramètres, nous nous sommes rendu compte que leur nombre était assez réduit. Mais surtout, nous nous sommes rendu compte que chaque paramètre ne pouvait prendre qu'un nombre réduit de valeurs. En fait, avant de chercher, nous pensions devoir faire face à un nombre de «possibles» très important. Mais le fait de devoir faire une liste, par écrit, a révélé tout autre chose.
Prenons l'exemple du «contact» de la structure avec une autre.
Soit la maison est «accolée» soit elle ne l'est pas. Le fait qu'elle soit accolée à droite ou à gauche, ne change pas grand chose. Et le fait qu'elle soit accolée à droite ET à gauche, n'est que le doublement de cette valeur «accolée». Nous n'aurions donc que deux cases à cocher : accolée droite, accolée gauche.

Si nous prenons la position du feu en fonction de l'étage, nous avons tout aussi peu de valeurs possibles. Regardons le schéma ci-contre. Soit le feu est de plain-pied (cas 1), donc nous pouvons l'attaquer de l'extérieur avec des moyens terrestres, soit il est en étage et demandera soit des moyens aériens, soit de passer par l'escalier. Mais qu'il soit au premier ou au second étage (cas 2 ou 3), peut importe : de toute façon, envoyer de l'eau pas la fenêtre à partir de la rue s'apparente à du «grand n'importe quoi». Tactique

Au niveau de la propagation, en fonction des étages, le nombre de valeurs reste tout aussi fiable. Si l'immeuble a 8 étages et que le feu est au 3éme, au 4éme etc? Peu importe : il y a risque de propagation vers le haut, vers des étages avec des victimes potentielles. Par contre si le feu est au dernier étage, la propagation vers le haut ne fera que percer le toit. Et le problème des victimes piégées au-dessus du feu, ne se posera donc pas.

En clair, il n'y a que trois cas :
  • Feu au RdC (cas 1)
  • Feu au dernier étage ou dans le toit (cas 4)
  • Feu aux autres étages (cas 2 ou 3)
«Ce n'est pas toujours comme ça?»
Bien évidemment nous entendons toujours la même rengaine, à savoir que «c'est pas toujours pareil». Sauf que lorsque l'on commence à lister, et non pas à écrire sur un forum ou à en parler, les choses sont différentes. On se pose, on s'assoit tranquillement et on écrit. Nous constatons alors que les différences entre les feux restent quand même assez minimes.
Bien évidemment, il existe des exceptions, mais justement, ce sont des exceptions. Nous devons donc nous poser la question du temps passé à gérer le «tronc commun» et du temps passé à gérer les «exceptions» avec cette remarque : la mise en ?uvre d'un système permettant de gérer des exceptions n'est-elle pas la cause de la mauvaise gestion des cas «habituels» dont la gestion de trouve engluée dans tout un tas de paramètres prévus «au cas ou» et qui ne font que pénaliser l'analyse de base. En clair, pour «faire marcher» l'exception (et sans preuve que cela soit d'ailleurs le cas), ne serions nous pas en train de «faire échouer» un grand nombre de cas «habituels»?

Une analyse des feux, telle que celle qui avait été réalisée dans le document «Approche Tactique des Feux de Locaux», à montré une étonnante similitude dans les accidents. Nous concluons assez vite que face à des descriptifs de feux, nous avons deux attitudes possibles : soit nous cherchons systématiquement les différences et tous les feux nous sembleront totalement différents. Mais dans ce cas, nous ne pourrons jamais mettre en place de raisonnement tactique fiable. L'autre solution consiste à regarder les points communs. Nous en trouverons et nous pourrons alors définir des actions tactiques, pour ces points communs. Et les «exceptions» me direz-vous ? N'ayez crainte, nous ne les oublierons pas !

La notion des similitudes

Employée dans la gestion des feux d'avions par exemple, la notion de similitude des feux paraît assez étonnante. Elle vise en fait à considérer non pas les différences entre les feux, mais les similitudes. Nous verrons plus tard l'intérêt réel de cette méthode, mais pour l'instant nous devons la préciser.

Pour cela, imaginons 100 feux, sachant que nous considérons ces feux comme étant des feux d'habitations de type appartement ou maisons individuelles. En analysant ces 100 feux nous allons trouver des points communs et des points différents. Ce que nous allons vite constater c'est que nous n'avons pas 80 feux strictement identiques et 20 feux différents. Nous avons plutôt 100 feux dont 80% des paramètres utilisables sont communs.
Cela signifie donc qu'à 80% nos interventions sont identiques et qu'il n'y a en fait que 20% de différence. Et à y regarder de plus prés, cela se vérifie : à chaque intervention l'équipe déroule des tuyaux, alimente l'engin, met les ARI etc? Si les interventions étaient réellement et totalement différentes, il n'y aurait pas d'actions communes. Ou bien dans ce cas, si les feux étaient  totalement différents mais que nous y appliquions des actions communes, c'est que ces différences n'auraient en fin de compte, pas d'importance.

Si nous nous trouvons face à un feu de palette, nous établissons une lance «classique». Si c'est un feu d'hydrocarbure, nous établissons une «lance à mousse». Nous avons bien là deux feux différents et donc deux actions différentes. Par contre, si nous avons un feu de carton et un feu de palette, dans les deux cas nous établissons la même lance. Nous pouvons donc dire «ce sont deux feux différents», ce qui est exact. Mais en fin de compte, cette différence n'a pas d'importance puisque l'action que nous réalisons est la même.
Si le chef d'agrès, donc celui qui va devoir définir une «tactique», commence à considérer le feu de carton comme totalement différent du feu de palette, il est évident que son raisonnement va inutilement et rapidement se compliquer.
Nous verrons prochainement, que cette notion des 80% de similitude nous donnera une bonne partie des solutions, mais qu'elle ne donne pas une solution «toujours fiable».

La notion de temps linéaire

Lors d'une intervention, nous constatons qu'il existe deux notions de temps, distinctes.

La première c'est celle d'un temps, linéaire, une sorte de chronomètre qui démarre à l'arrêt du camion devant le lieu de l'intervention, et qui s'arrête lorsque le feu est éteint. Ce que nous constatons c'est que cette durée est au maximum de 10 à 12 minutes. En clair, si en 10 à 12 minutes le feu n'est pas totalement éteint, il y a fort à craindre que la partie soit perdue. L'équipe se fait déborder, elle n'a pas choisi le bon emplacement, pas les bons moyens etc? et généralement le bâtiment va partir en fumée.
Bien évidemment, à la fin tout sera éteint, puisqu'en fin de compte, tous les feux s'éteignent à un moment ou à un autre. Mais, d'une façon très concrète, si au bout de 12 minutes, tout n'est pas éteint, la surface détruite une fois l'extinction réalisée, sera certainement supérieure à la surface qui était déjà détruite ou en feu à la mise en ?uvre des moyens.

Note : nous voyons d'ailleurs que cette constatation, simple à réaliser, devrait permettre d'ouvrir les yeux sur bons nombres d'interventions défaillantes mais apparaissant comme des réussites. Si à la mise en ?uvre des moyens, il y a par exemple 10m2 de détruits et 5m2 en feu, et qu'à la fin de l'extinction, nous constatons qu'il y a 30m2 de détruits, il est assez dévident que cela ne pourra pas être la preuve d?une réussite, mais plutôt celle d'un échec.

Ce temps de «12min  maximum» est confirmé par plusieurs études et plusieurs essais.
Ed Hartin, dans un article intitulé «12 min on the fireground», prend quelques feux et constate que leur évolution à repris a l'arrivée des secours et que la fin de l'opération, soit par extinction soit par accident, survenait dans un délais de 12min maximum après l'arrivée.
Dans «Approche Tactique» avec un nombre de feux analysés beaucoup plus grand que dans l'article de Ed Hartin, la constatation est la même. Ainsi, les deux sapeurs-pompiers décédés lors du feu de Blaina, sont morts moins de 10 minutes après l'arrivée sur les lieux. Idem pour Neuilly, Plumaugat etc?
De même, les quelques (rares !) vidéos d'opérations «rondement menées» qui sont disponibles sur internet, montrent des délais très courts. Une vidéo, disponible sur Youtube, relative à  la gestion d'un incendie sur le secteur de Levallois (Paris), montre un premier engin incendie s'arrêtant à 1min53 sur la vidéo, et le feu éteint à environ 8min45, c'est-à-dire moins de 7 minutes après l'arrivée.

BSPP 1 BSPP 2
Feu sur le secteur de Levallois (Paris. A gauche le fourgon incendie est en train de s'arrêter. la vidéo indique 1 min 53. Alors qu'au moment de l'arrêt du véhicule, le feu faisait rage dans l'appartement (flammes importantes en sortie de fenêtre), à droite le feu est éteint (fenêtre en haut, au centre). La vidéo indique 8 min 45. 


Nous pouvons ajouter à ces remarques, les résultats de différents essais. Dans la série d'article «Etablir Autrement», les modes de mise en ?uvre de tuyaux avec caisses et écheveaux ont été testés. Dans le 4éme article de cette série, un essai d'établissement en étage est analysé. Il montre la mise en ?uvre d'une ligne à 500lpm, au 10éme étage, en 7min35. Une analyse précise de la vidéo montre qu'il est possible, de gagner plus de 2min, simplement par des détails. Une série de tests a ensuite été effectué, sur le même trajet, dans les mêmes circonstances, mais en indiquant au préalable les points à améliorer. Le résultat a été conforme aux attentes, avec des temps de l'ordre de 5 minutes pour 10 étages, le record étant de moins de 5 minutes pour 12 étages, à deux !

D'autres essais ont été réalisés, au niveau de la durée totale d'extinction. En 2008, des essais d'extinction ont été réalisés à Mouscron (Belgique). Passage de porte, progression pour traverser une pièce puis attaque d'un foyer situé dans une autre pièce. En tout, entre le début de l'action et le déblai, il s'est écoulé environ 2 min. En octobre, un test a été effectué lors d'un stage de formateur flashover. Un ensemble de palettes a été mis à feu. Une fois le tas bien en feu, avec un plafond de fumée bien chaud, à environ 1m du sol, le binôme s'est engagé, a parcouru tout le caisson, puis a attaqué le foyer en s'en approchant a environ 2m. La vidéo montre qu'entre le début de l'action et le moment ou le binôme se lève, et dégage à la main les palettes encore fumantes, il s'écoule 2 minutes. A Brasila, des tests multi-caisons, on montré qu'entre le moment ou le binôme s'engageait, pour passer une porte puis attaquer efficacement le feu, le temps était identique aux autres essais.
Sur la vidéo de Levallois, citée plus haut, le temps qui s'écoule entre le début de l'attaque et l'extinction est là aussi de l'ordre de 2 à 3 minutes.

Test Caisson 1 Test caisson 2
A gauche début du test, la vidéo marque 6min 12. A droite le binôme est debout en train de déplacer les palettes. La vidéo marque 8min 08. La progression, assez lente a été faite sur environ 7m, puis l'attaque a été menée avec la méthode pulsing-penciling donc une méthode également assez lente.

La distance parcourue en progression peut sembler, dans le cas du caisson, très faible. En effet, le caisson fait 12m de long, et la zone de feu environ 3m. Le binôme s'est placé à peu prés à 2 m de la zone de feu pour attaquer. Il a donc parcouru environ 7m. La distance vous semble minime? C'est donc que vous n'avez jamais mesuré votre appartement. Prenez un mètre et mesurez la distance à parcourir pour aller de la porte d'entrée à chacune des chambres et à la pièce la plus éloignée. Pour ma part, alors que j'habite un appartement de grande taille, la distance la plus grande à parcourir est de  9m. Et l'accés aux chambres se fait aprés un trajet de seulement 7m...

De plus, la phase de progression, si elle est bien effectuée (pulser pour refroidir, observer puis avancer), se fait à une vitesse assez constante. Sur la vidéo du caisson par exemple, la progression commence à 6min 12 et l'attaque commence à 7min soit seulement 50 secondes plus tard. Nous pouvons donc estimer que si le binôme devait parcourir deux fois plus de distance (soit prés de 14m!!) cela n'augmenterait le temps total que d'à peine une minute.

Nous avons donc une concordance : entre 5 et 8 minutes pour mettre le dispositif hydraulique en place et de 2 à 3 minutes pour éteindre, ce qui  nous donne bien une échelle de temps de 7 à 11 minutes environ.

Cette première notion de temps est importante car elle va déjà permettre de juger de l'intérêt des actions. S'il faut par exemple 25 minutes pour mettre en place un moyen aérien, est-ce que cela vaut la peine de «consommer» du personnel pour cela? Ne vaut-il pas mieux l'utiliser pour avoir le maximum de moyen dans cette marge de 10 minutes ?

Gardons cette interrogation de côté. Nous y répondrons plus tard, après avoir vu l'autre notion, celle du temps superposé?

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Re: Tactique (III) (Score: 1)
par pyros64 le 23 décembre 2009 à 12:08:50
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Bonjour,

Article, comme d?habitude, très intéressant. A sa lecture il apparaît que les exemples cités appartiennent au « monde » urbain ; c'est-à-dire, un « monde » ou les feux sont détectés rapidement et ou les secours arrivent tout aussi rapidement et doivent donc faire face à un feu ne dépassant pas une surface de 40 m2 donc « traitable » avec une LDV 500. Le timing de 12 minutes max apparaît assez logique.
Il est possible que dans le « monde » rural (découverte tardive, arrivé des secours plus tardive) ou dans un monde urbain avec découverte tardive le temps de 12 minutes ne puisse correspondre à une réponse opérationnelle adapté à une situation de feu pleinement développé et donc à une surface supérieure à 40 m2 . Donc plus d?une LDV 500 et alors temps d?intervention augmenté.

L?empirisme simpliste suivant est-il possible ?

Après l?arrivée sur les lieux : 40 m2 = 1 LDV 500 = 1 Binôme = 15 minutes

@ +


 
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