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Une intervention incendie réussie - ''Bon travail !'' (Hancock)
- Paru le 14/04/2011
- Déjà lu 10413 fois.

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Accidents bulletArticle: Trois morts dans les rangs du FDNY


Trois sapeurs-pompiers du FDNY décèdent dans les Incendies de Brooklyn et du Bronx.
Quatre autres ont été hospitalisés avec de sérieuses blessures.

Trois pompiers ont été tués le dimanche 23 janvier dernier dans deux incendies à des lieux différents de New York - Deux en plongeant désespérément d'un appartement du Bronx en essayant d'échapper à un feu qui avait éclaté à l'étage du dessous, l'autre après qu'il ait été piégé dans le sous-sol d'une maison en feu à Brooklyn.

C'est dans matin de neige tourbillonnante et de froid brutal, que le feu dans le Bronx s'est intensifié en quelques minutes. Pas moins de 150 pompiers se sont battus pour en prendre le contrôle. Les intervenants ont pensé que l'origine du sinistre était dû aux étincelles de la prise d'un chauffage qui aurait mis le feu à un matelas situé à l'intérieur d'un appartement du troisième étage au 236 Est 178éme rue dans Morris Heights

Six pompiers se sont portés au quatrième étage après avoir entendu dire qu'en haut des locataires pouvaient avoir été piégés. A l'étage inférieur, quelque chose a mal tourné - les intervenants ont décrit une perte soudaine de pression d'eau dans un tuyau - et les flammes sont montées par le plafond de l'appartement en feu, en piégeant les sapeurs-pompiers au quatrième étage.

Tout en se dirigeant vers les fenêtres, ils ont alors commencé à émettre des appels au secours par leurs radios. Pris dans la fournaise, ils semblent n'avoir eu comme solution que celle de sauter.

Deux des six hommes - Le Lt. Curtis W. Meyran, 46 ans et le Pompier John G. Bellew, 37 ans sont décédés, les quatre autres ont été hospitalisés avec de nombreux fractures.

Le feu de Brooklyn a éclaté plusieurs heures après, dans une maison de deux familles au 577 Jerome Street dans l'Est de New York. Les gens assistant à une soirée d'anniversaire ont signalé une odeur de fumée. Les pompiers de la Ladder Compagny 103 se sont dirigés vers le sous-sol, en cherchant l'origine de l'incendie, sans soupçonner le moindre " piège ". Le sous-sol est devenu si chaud que les pompiers ont décidé qu'ils n'avaient aucun autre choix, que de reculer.

Un des sapeurs-pompiers, Richard T. Sclafani, 37 ans, a été distancé lorsque le groupe s'est retiré. A priori son équipement s'est empêtré dans un portemanteau ce qui a empêché sa fuite. Ses camarades, après s'être aperçu de son absence sont retournés le chercher, mais l'ont trouvé inconscient sur les escaliers du sous-sol. Il a été évacué à l'Hôpital Universitaire de Brookdale où le Centre Médical a prononcé sa mort peu de temps après.

Cette journée a été la plus mortelle pour les sapeurs-pompiers depuis le 11 septembre 2001, quand 343 membres du département incendie (FDNY) sont morts lors de l'effondrement du World Trade Center, une catastrophe qui continue à marquer une grande partie de la vie quotidienne du département. Depuis cette date, un seul sapeur-pompier était mort en intervention.

La dernière fois que trois pompiers sont morts, se fût quatre mois avant l'attaque de 11 septembre, quand trois hommes ont péri lors de la Fête des Pères après une explosion dans un bâtiment en feu dans l'Astoria, Queens.

Le maire Michael R. Bloomberg a décrit cette journée du 23 Janvier comme "un jour que nous voudrions tous oublier, mais nous ne l'oublierons pas."

Le feu du Bronx
On a signalé le feu du Bronx à 7h59. Alex Hernandez, 45 ans, qui vivait au deuxième étage, a dit qu'il avait été alerté par des cris: " j'ai entendu quelqu'un dire, 'Hé, l'appartement brûle complètement ". J'ai entendu tout le monde crier " au Feu! au Feu!"

Jorge Minier, 55 ans, qui vivait au quatrième étage, a dit qu'il avait été réveillé par la fumée et la chaleur. "Je suis parti sans vêtements" a-t-il dit. "J'ai fui par le toit sans rien d'autre que mes sous-vêtements". Il s'est précipité à travers le toit par un escalier dans une partie du bâtiment que le feu n'avait pas atteint.

Les pompiers qui intervenaient au quatrième étage ont été confrontés à des problèmes que l'on peut qualifier de logistique. Il semble en effet que la bouche à incendie ait gelé, ou en tout cas qu'il y a au une forte perte de pression, qui a empêchés le personnel engagé au troisième étage d'avoir les moyens hydrauliques suffisant pour lutter contre le feu. On suppose aussi qu'un tuyau a pu éclater, ou bien a été bloqué par des débris glacés.

Angel Quiles, 50 ans, était dans la rue derrière l'immeuble, Eco Place, quand les sapeurs-pompiers sont apparus aux fenêtres dans les étages supérieurs de l'immeuble. Il a dit que les gens étant debout tout près, sur un parking séparé du bâtiment par un simple grillage et qu'ils criaient aux pompiers: "ne sautez pas !".

Mais un sapeur-pompier a quand même sauté. M. Quiles a indiqué qu'un instant plus tard, un autre sapeur-pompier est apparu à la fenêtre. Cette fois, les gens à l'arrière d'un centre pour personnes âgées, adjacent au parking ont crié pour lui dire de rester où il était, mais il a également sauté.

Pour d'autres témoins, les sapeurs-pompiers auraient été soufflés par l'intensité de l'incendie ou d'une sorte explosion, qui les aurait donc défenestrés.

M. Quiles a dit "Tout ce dont je me souviendrais ce sont les gens qui criaient "ne sautez pas, ne sautez pas"" .

AP Photo/Gregory Bull
Les débris dans la neige, au centre, montrent l'emplacement de la chute des sapeurs-pompiers, lorsqu'il ont sauté du bâtiment de gauche.

M. Scoppetta et le Maire Bloomberg ont dit que les pompiers avaient fait face "à une terrible décision."

"Ils sont entraînés à ne pas être piégés," a dit M. Bloomberg, "et quelquefois les choses arrivent au-delà de votre contrôle." Il a ajouté : "ils ont du faire le choix horrible soit de sauter de la fenêtre du quatrième étage soit de mourir brûlés. Ils ont sauté, en sachant qu'ils seraient blessés grièvement."

Les intervenants ont indiqué que la propagation du feu s'est faite si vite qu'ils n'ont pas eu le temps de monter des coussins gonflables pour que les pompiers puisse sauter dessus.

Le pompier DiBernardo, dont le père est un sous-chef retraité, était dans un état sérieux la nuit dernière au Centre Médical Jacobi. Les autres ont été admis à l'Hôpital de rue Barnabas, où M. Cool et M. Stolowsky étaient dans un état critique et M. Cawley était dans un état sérieux. Le frère du pompier Cawley, Michael, est un pompier mort au World Trade Center le 11 septembre.

Le feu de Brooklyn
Il a éclaté pendant une fête d'enfants au rez-de-chaussée. Le Pompier Sclafani, un vétéran avec 10 années de service au sein du département (FDNY- Fire Department of New York) a été l'un des premiers à arriver, et a apparemment cru que les gens étaient au sous-sol et il est allée là pour les chercher.

Alors qu'il revenait, son équipement s'est apparemment emmêlé dans un porte manteau. D'autres membres de son unité se sont rendu compte qu'il n'était pas sorti et sont retourné le chercher. Il était sur l'escalier, inconscient et ayant des difficultés à respirer.

Le docteur Michael Epter, présent a l'hôpital Brookdale à l'arrivée du Pompier Sclafani a indiqué que celui-ci n'avait aucun pouls et n'a jamais repris conscience. Il a été déclaré mort à environ à 2h30. D'après le Dr Epter, il est mort d'abord de l'inhalation des fumées,puis de brûlures au troisième degrés sur 80% du corps. Sept autres pompiers ont été légèrement blessés.

L'analyse des accidents
Les traducteurs et les gestionnaires du site flashover.fr s'associent bien évidemment à la peine ressentie par les familles, les collègues et les amis. Mais au-delà de cette peine, nos interventions continuent, et le minimum que nous pouvons faire en mémoire de ces trois hommes, c'est d'essayer de comprendre, de trouver ce qui aurait pu les sauver et de mettre en uvre ces techniques.

Le feu du Bronx
Le 5 février 1992, un incendie s'est déclaré dans les locaux de l'Indianapolis Athletic Club Fire, à Indianapolis dans l'Indiana. Le bilan fut de deux morts et un blessé grave. Ce dernier, le Capitaine Michael Spalding a donné quelques précisions lors de l'enquête. C'est une des rares personnes ayant été coincée dans un flashover et à s'en être sorti. Il a indiqué qu'en formation, il avait vu des vidéos avec des gens sautant par les fenêtres, à des hauteurs telles qu'ils ne pouvaient pas s'en sortir et qu'il avait alors pensé "pourquoi sautent-ils ?". Suite à l'incendie de l'Athletic Club, il a indiqué que la chaleur était tellement insupportable que s'il avait pu sauter, quelle que soit la hauteur, il l'aurait fait.

Ce fut également le cas lors de l'attentat du 11 septembre: dans l'excellent reportage des frères Jules et Gédéon Naudet, il est indiqué que les secours évacuaient le public par l'arrière de la tour pour ne pas qu'ils voient les personnes sauter. Or, il est évident que sauter d'une telle hauteur ne laisse strictement aucune chance. Seule la douleur provoquée par la chaleur peut provoquer un tel réflexe.
Dans le cas de l'incendie du Bronx, il est possible qu'il y ait eu une explosion, projetant les sapeurs-pompiers par la fenêtre, mais le fait qu'ils aient sauté les uns après les autres laisse plutôt penser à une action "consciente" (bien que ce terme ne soit pas réellement approprié).

Que faire dans un tel cas ? Le problème de baisse de pression, provoqué par un gel au niveau de l'hydrant, empêche alors les intervenants de déployer les moyens hydrauliques nécessaires. Ils se retrouvent alors en déficience d'absorption thermique, comme pourrait l'être un binôme engagé avec la LDT. Le feu se propage alors rapidement, bloquant l'étage supérieur.
La première " erreur " a été sans doute d'engager un sauvetage au quatrième sans moyens hydrauliques, puisqu'il semble que ces moyens aient été utilisés au troisième. Cette démarche n'est cependant pas évidente puisque le feu est au 3éme et pas au 4éme, et qu'il semble donc plus logique d'engager les moyens là ou est le feu.

Dans ce cas, en étant coincé dans la pièce en feu, il y a peu de solution, si ce n'est ouvrir la fenêtre et tenter de descendre, ou bien correspondre par radios, laisser la fenêtre fermée et s'allonger. En effet, la fermeture des ouvrants provoque une déplétion en oxygène et baisse la température des locaux (effets démontrés en caisson, d'une baisse proche de 200C en température de plafond).
Dans le cas d'un feu qui n'a pas encore atteint totalement une pièce, la solution serait sans doute d'y pénétrer, puis de refermer la porte derrière soit, en quelque sorte pour se "barricader". Ouvrir le fenêtre de temps à autre pour appeler les collègues et si possible, attendre.

En tout cas, l'ouverture de la fenêtre apporte l'oxygène et défini le "chemin du feu" (voir le document "Voies d'air et progression rapide du feu" dans la section téléchargement). En prenant le plan des locaux, on peut alors tracer le chemin que suit l'air, de l'ouvrant vers le feu, puis du feu vers la sortie des fumées. Il est évident qu'il ne faut pas se trouver sur ce chemin, au risque d'être grièvement brûlé.

Exemple de manoeuvre
Intervention sur RdC, puis en cours d'intervention, indication de présence de personne à l'étage. Le sauvetage devra se faire avec un établissement en eau, et pour sécuriser encore plus, une échelle devra être mise en oeuvre, même si le BAT a réussi à accéder à l'étage, par l'escalier sans aucune difficulté. Le temps d'occurrence d'un flashover est très largement inférieur au temps nécessaire à la mise en oeuvre d'une échelle, il semble donc préférable d'en établir une de façon quasi-systématique.

L'incendie de Brooklyn.
Les feux de sous-sol s'avèrent particulièrement dangereux car les espaces sont généralement très confinés, et peu éclairés. Ensuite, il est évident que la tenue d'intervention, quel que soit le pays, est une tenue qui doit être ample, afin de laisser passer l'air et ainsi offrir une bonne protection. Le port du ceinturon "bien serré" est reconnu depuis longtemps comme un facteur aggravant en ce qui concerne les brûlures : plus les tissus sont serrés, moins ils protégent. Mais en même temps, le sapeur-pompier se trouve avec une diminution de son amplitude de mouvement et avec un volume supérieure à celui qu'il a lorsqu'il est en tenu civile. Il y a donc une difficulté de déplacement et une augmentation des chances de s'accrocher. Pour exemple, lors d'une de nos dernières manuvres, un de nos sapeurs est ressorti d'un local encombré, en tirant une poubelle qu'il avait malencontreusement accroché avec sa tricoise et qu'il n'arrivait plus à décrocher. Le fait d'être attaché (progression en binôme) est un avantage puisque cela permet de ne pas laisser un collègue en arrière, mais cela complique sérieusement la progression.
La solution passe sans doute par un jeu de badge que chacun dépose à la porte avant de rentrer et reprend au retour, badge permettant alors de vérifier très vite qu'il reste quelqu'un.

Exemple de manoeuvre
Faire des exercices avec des groupes de 7 ou 8 personnes qui partent en recherche et que l'on fait ressortir très précipitamment, en demandant à un sapeur-pompier de rester caché. Il serait alors intéressant de voir le temps qui s'écoule avant que l'on découvre que tout le monde n'est pas sorti

Les reportages et la traduction pour cet article ont été fait par Kevin Flynn, Kirk Semple, Jim Dwyer, Diane Cardwell, Robin Stein, Pierre-Louis Lamballais et Franck Gaviot-Blanc..

Réimprimé avec la Permission du New York Times sur le Web (c) la Compagnie de New York Times.


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