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Tactique et Pratique

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- Paru le 25/01/2009
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Equipement de protection bulletArticle: Les opérations en période de grand froid


par Jeffrey PINDELSKI
Firehouse.com

Nous avons tous que la lutte contre l'incendie est en soi une profession dangereuse. A l'approche de la fin d'année, les sapeurs-pompiers doivent maintenant faire face à des demandes supplémentaires, dues aux abondantes chutes de neige et aux températures extrêmes. Les risques et les complications dans les interventions en période d'hiver peuvent être surmontés par les sapeurs-pompiers qui travaillent pour comprendre ces risques et ces conditions et se préparent correctement à l'avance.

D'après les services météo, environ 70% des décès relatifs à l'hiver, se produisent sur la chaussée. Un grand nombre de ces décès peuvent être attribué à la présence de verglas , les conducteurs étant peu familiers avec la conduites de véhicules dans ce type de conditions.

D'année en année, il est constaté que le nombre de morts chez les sapeurs-pompiers est en lien étroit avec leur déplacement dans le cadre des réponses d'urgence (NdT : ce document est Américain, mais la réalité Française est tout à fait identique. Majoritairement les "morts en service" sont en fait des "morts sur la route").

Véhicule du FDNY accidenté à cause de la chaussée rendue glissante par le neige.

Les sapeurs-pompiers devraient être formés de façon intense à la conduite de leur véhicule, et être au courant des particularité de ceux-ci, surtout dans ce contexte particulier. L'augmentation des distances d'arrêt, la diminution de visibilité et les actions imprévisibles des automobilistes civils auront un effet sur la conduite à tenir. Les itinéraires pour se rendre sur les lieux d'intervention, devront prendre en compte le temps de déplacement et l'accessibilité en fonction de la neige et du verglas. La prise en compte de ces précautions, appropriées et nécessaires par temps extrême va amener un allongement des temps d'intervention (Quelle influence cela aura-t-il sur les actions à mener par les premiers intervenants ?). Mais le point important dont il faut se rappeler c'est que l'engagement des secours n'a de valeur que s'ils arrivent indemnes sur les lieux.

Une fois arrivé sur les lieux, le Chef d'Agrès devra prendre des décisions critiques pour gérer l'engagement. Parmi ces questions : Les positions tactiques envisagées sont-elles applicables ou sont-elles gênées par la neige ? Le personnel peut-il accéder à tous les côtés du bâtiment et y a-t-il des risques ou obstacles actuels qui ne sont pas visibles, soit à cause de la neige ou de la glace, comme des escaliers, des descentes de caves, des piscines extérieures etc Les bouches d'incendie sont-elles visibles et accessibles ? Une planification correcte, réalisée avant la période de mauvais temps, peut éliminer certains de ces risques.

L'approvisionnement en eau
Une fois les engins alimentés, les responsables des pompes devront toujours laisser des écoulements d'eau, afin d'éviter que les tuyaux ne gèlent et que les pompes ne soient prises par la glace. L'eau statique gèlera comme nous savons déjà, à 0°C mais si elle a assez de mouvement, l'eau ne gèlera pas spontanément avant que la température ne descende jusqu'à ­40°C.

Repositionnement d'un tuyau par une température très basse.

Quelques notions de chimie de base peuvent fournir une meilleure compréhension du comportement de l'eau dans le froid extrême. L'eau existe dans les trois états : solide (glace), liquide, et gazeux (vapeur). La différence principale qui différencie ces trois états, c'est le mouvement des molécules qui composent l'eau. Quand on ajoute de la chaleur (par exemple sous la forme du frottement provoqué par le mouvement), les molécules bougeront plus rapidement et librement. Lorsque l'eau gèle, le mouvement des molécules ralentit et commence à former un cristal : la glace. Quand l'eau gèle, sa densité (ou masse par volume unitaire) augmente également jusqu'à ce qu'il atteigne en totalité un état cristallisé. C'est ce phénomène qui maintient seulement en surface les couches supérieures des lacs gelés ou les cubes de glace flottant dans une boisson. Lorsque l'eau est resserrée comme dans un tuyau, cette expansion de la masse exerce une forte pression, qui peut engendrer de gros dégâts. Dans n'importe quel cas de fonctionnement par temps froid, les tuyaux devront être vidangés dès que l'écoulement d'eau s'arrêtera ou que les tuyaux ne serviront plus.

Par temps froid, l'écoulement d'eau sur le sol est propice aux chutes et glissages, à cause de la glace qui va se former. Le chlorure de sodium ou le sel " de route ", de part leur capacité à empêcher le givrage des sols, font généralement parti de l'équipement des engins incendies. Généralement, le sel est souvent appliqué sur la glace une fois qu'elle est déjà formée. Malheureusement, le sel doit d'abord être dissous pour qu'il puisse agir efficacement. Le sel casse les liaisons chimiques et empêche l'alignement des molécules d'eau et donc de former les cristaux dont nous avons déjà parlé. Si le sel est appliqué avant que l'eau ne gèle, il sera aisément dissoute et abaissera efficacement le point de congélation de l'eau.

L'eau qui s'écoule d'un hydrant forme rapidement une surface glissante.

Problème sur le lieu d'intervention
En plus des risques évidents de chute, la glace présentera d'autres risques et problèmes sur l'intervention.

Car l'eau, appliquée à une structure brûlante, gèlera et ne coulera pas. Au fur et à mesure de l'application d'eau sur la structure, le poids de la glace et l'effort additionnel que cela causera sur les pièces de charpente augmenteront le risque d'effondrement. Les pièces métalliques et les cordes des échelles à coulisse peuvent glacer, les rendant inopérables ou difficiles à utiliser. Les échelles aériennes peuvent être prises dans la glace, avec une augmentation de poids pouvant amener des disfonctionnements, ou même un vrillage de l'échelle.

Les appareils respiratoires (ARI), utilisés en intervention incendie, sont certifiés par le NIOSH (Ndt : organisme Américain) pour pouvoir être utilisés avec des températures aussi basses que ­31°C, mais ils devront toujours être employés avec prudence durant la période froide. Aller du froid extrême (en extérieur), vers une source de chaleur importante peut poser des problèmes avec les appareils respiratoires. Il est impératif que les ARI soient correctement vérifiés et entretenus. La qualité de l'air devrait être vérifié, pour s'assurer que le niveau d'humidité dans l'air respiré reste à un minimum pour empêcher le glaçage des composants internes des ARI. Une zone de protection nasale devrait être utilisé à l'intérieur des masques pour empêcher l'opacité de la partie transparente, ce qui altère la vision des sapeurs-pompiers. Tous les sapeurs-pompiers devront être formés et être complètement au courant des procédures de secours, dans le cas d'un disfonctionnement de leur ARI (NdT : techniques RIT, non-appliquées en France).

Hypothermie et gelures
Des renforts permettant de traiter les cas d'hypothermies et de gelure devront être rapidement demandés sur les lieux de l'intervention. Dans des conditions de froid extrêmes, les sapeurs-pompiers ne seront capable de lutter contre ces éléments que durant une période de temps très courte. Tous les officiers et les sapeurs-pompiers devraient être capable de se rendre compte des signes et des symptômes de gelure et d'hypothermie. Ils devraient également se familiariser avec des manières pouvant les empêcher.

La morsure de gel est provoquée par l'exposition de parties du corps, au froid extrême. S'il fait très froid, le temps d'exposition nécessaire peut-être très court. Le fluide contenu dans le corps exposé, peut geler et provoquer des dommages et des nécroses aux vaisseaux sanguins, ou même la mort des tissus situés dans la zone affectée.
Plusieurs facteurs contribuent à la sévérité de la gelure:

  • La température à laquelle la partie exposée est exposée
  • La durée d'exposition de cette partie du corps
  • L'état de l'habillement couvrant le secteur exposé (est-il humide ou sec?)

Le plus souvent ce sont les mains, les pieds, les oreilles et le visage d'un sapeur-pompier qui sont les plus touchés par les gelures. La gelure se remarquera suite aux changements d'aspect de la peau (décoloration par exemple) et sera accompagnée de l'engourdissement et de la rigidité, au niveau de la zone concernée. La meilleure manière d'empêcher les gelures est de protéger la peau pour empêcher l'exposition directe à l'air froid. Les sapeurs-pompiers doivent s'habiller avec des vêtements suffisamment lâches sous leurs tenues de protection. Les matériaux de ces vêtements doivent permettre l'évaporation de la transpiration et ne doivent pas compromettre la bonne " respiration " du corps, sous prétexte de le protéger du froid. Deux paires de chaussettes et de chaussures correctement adaptées sont également recommandées.

Un sapeur-pompier couvert de glace, se dirige vers un bus chauffé.

L'hypothermie c'est la chute de la température centrale du corps en dessous de la température normale. Les sapeurs-pompiers souffrant de l'hypothermie seront pris de tremblement, seront "confus", très fatigués et somnolents. La meilleure manière d'empêcher l'hypothermie s'est de s'habiller avec quelques couches de vêtements sous la tenue d'intervention, et de continuer à se déplacer tout en travaillant sur les lieux de l'intervention, pour maintenir un bon niveau de circulation. Un accès régulier à un secteur de repos, chauffé, avec des boissons chaudes à disposition est également salutaire. Les sapeurs-pompiers doivent maintenir leurs têtes couvertes (casquette, bonnet, cagoule) lorsqu'ils travaillent par temps froid. Pas moins 50 % de la chaleur du corps peut être perdu par la tête et le port d'un bonnet ou d'une cagoule aidera à réduire au minimum cette perte.

Les sapeurs-pompiers doivent également remplacer immédiatement les vêtements humides, car les vêtements humides refroidiront la température centrale du corps beaucoup plus vite que s'il était seulement aéré. Durant les mois d'hiver, avoir dans les véhicules un sac avec des vêtements secs, des gants, des chaussettes et des bonnets est une bonne idée !

Le temps froid peut certainement avoir un impact négatif sur les sapeurs-pompiers et sur leur équipement. Avec une prévision, une bonne planification, de la formation et la conscience des dangers, les risques relatifs aux conditions de froid peuvent être réduits.

L'auteur

Jeffrey Pindelski travaille depuis plus de 16 ans en service incendie. Il est actuellement chef de bataillon au Downers Grove Fire Department en Illinois. Il a précédemment servi pendant 12 années en tant que sapeur-pompier et lieutenant dans la Truck and Heavy Rescue Company.

Jeff est instructeur du personnel à l'université de Du Page et donne également des cours au Downers Grove Fire Academy. Il est un instructeur certifié III et officier du feu niveau II par le congrès international d'accréditation de service du feu tout en étant également certifié en tant qu'officier de sûreté incendie, par l'office national sur des qualifications de professionnel de service incendie.

Il a travaillé à la conception de plusieurs programmes de formation consacrés à la sûreté et à la survie de sapeur-pompier et est le co-auteur du texte relatif aux RICO. (Rapid Intervention Company).

Photos Peter Matthews

Article traduit par Pierre-Louis Lamballais, avec l'aimable autorisation de Jeffrey Pindelski et du magazine Firehouse.


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