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Pédagogie et formation

Qu'est ce qui déclenche un backdraft?
- Paru le 10/02/2005
- Déjà lu 13341 fois.

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Cours formateurs flashover - Draguignan (Canjuers-France) 2009
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·  Installer un caisson...
·  Utilisation barre Halligan

 
C'est mieux en le disant! bulletArticle: Comment former?


Pour certains visiteurs du site, celui-ci est une mine d'information avec des documents, des articles et un forum. Mais lorsqu'ils sont confrontés à la transmission de ces informations, dans le cadre de cours, exercices etc il devient difficile de s'y retrouver car le format des documents rend difficile (voir impossible) leur utilisation en cours. D'autres, ayant suivi le cours à Jurbise (Belgique), ont vu l'autre côté du miroir avec des cours structurés et de véritables documents pédagogiques. Mais pour beaucoup d'entre eux, ce cours est uniquement basé sur une seule journée et ne peut donc pas servir dans le cadre de stages plus long.
Cet article va essayer de lever le voile sur l'ensemble des travaux. Comme vous allez le voir, la réalité dépasse de très loin cette vision des choses.

La Genèse
Tout a commencé il y a plusieurs années lorsqu'un officier Belge a fait appel au gestionnaire de flashover.fr pour former des officiers. Une lecture des documents du site ayant montré le sérieux des informations, la demande a été très logique. Cette formation très courte (une journée disponible) a mis en évidence la nécessité de structurer l'information, dans le cadre d'une limitation de temps. Le sujet est passionnant et peut s'étaler sur des jours, des semaines ou même des mois. Mais dans un cours, la durée est figée et le sujet, pour passionnant qu'il soit, n'est qu'un sujet parmi d'autres.
Fin 2006, lorsque le Ministère Belge gérant les sapeurs-pompiers, a décidé d'octroyer des finances pour former « au flashover », il a à nouveau été fait appel au gestionnaire de flashover.fr. Il est alors devenu urgent de structurer une formation. Celle-ci n'étant que d'une journée, il était facile de faire un cours uniquement pour cela. Mais dans un soucis d'évolution future, ce n'est pas la solution qui a été adoptée!

Organisation du travail, formation et TWI
La formation, tout le monde sait ce que c'est. Ou du moins, tout le monde croit savoir. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les USA se sont rendu compte qu'une guerre ne se gagnait pas en envoyant des hommes à la boucherie. Une guerre se gagne avec du matériel. Mais qui dit matériel dit construction, donc organisation, mais aussi entretien donc logistique. Et qui dit construction et logistique dit hommes. Et qui dit hommes efficaces dit formation. Des hommes formés, rapidement, avec une grande qualité mais surtout, avec une identité de connaissances, c'est l'assurance de pouvoir produire des chars, des canons, des bateaux, des avions, des parachutes, des vêtements etc Tout ce qui fait qu'une armée en marche est soutenue et ne manque de rien.

Les travaux de Taylor (1856-1915) allaient déjà dans ce sens. Alors qu'en France le Taylorisme a été vu comme l'abrutissement de l'ouvrier, au travers de la caricature qu'en a fait Chaplin dans «Les temps modernes », Taylor voyait l'ouvrier comme un spécialiste, soutenu par une organisation sans faille. « Pour Taylor, le rôle de l'encadrement consiste à indiquer aux employés la meilleure manière de réaliser une tâche, de leur fournir les outils et formations appropriés, et de leur délivrer des objectifs et incitations en vue d'atteindre la performance. (Wikipedia) ».

Nous nous éloignons des sapeurs-pompiers ? Pas si sûr: le fourgon qui n'a plus d'eau c'est le char d'assaut qui n'a plus d'obus. Le tuyau qui éclate c'est la chenille qui se coince. Et un char immobilisé, sans obus, ce n'est qu'une cible. Tout comme un fourgon sans eau avec des tuyaux percés ne sert à rien d'autres que de cible pour les pierres de la population en colère.

Afin d'arriver à des formations pour adulte, fiables, rapides et efficaces, les Américains ont mis au point un système nommé TWI (Training Within Industrie). Ce système a donné naissance aux systèmes de type Kaisen, 5S etc Nous sommes ici au seuil des systèmes organisationnels de type ISO-9001. Et comme flashover.fr est géré par un ancien Responsable Assurance Qualité ISO, ayant évolué pendant de nombreuses années dans le domaine de la qualité informatique (Spice, CMM), le lien est vite trouvé!

 
Job Instruction Manual (Training Within Industrie Service). War Manpower Commision 1944

RIM et rapport Dupuis
Pendant des années, en France, l'utilisation d'un document unique, le RIM (Règlement d'Instruction et de Manoeuvre) a engendré un écart croissant entre le contenu théorique de cet ouvrage et la réalité du terrain : « Les sapeurs-pompiers civils se référent, en principe, au RIM. En principe parce que ce livre de plus de 1000 pages n'a pas été réactualisé depuis près de 20 années, et devient pratiquement inutilisable. Il reste cependant la référence en matière d'examen. Par un étrange glissement qui indique que le temps a fini par avoir prise sur l'organisation, les sapeurs-pompiers civils apprennent, pour préparer l'examen, des manoeuvres qu'ils ne réalisent pratiquement pas dans l'activité quotidienne » [1].
En 1989, le rapport Dupuis remettait un peu les pendules à l'heure, en préconisant un système modulaire et par là même, un principe de formation différent. Assez bizarrement, peu de gens se sont rendu compte que les préconisations relatives à cette « nouvelle manière de former », se basaient intégralement sur le TWI !
Ainsi, les ouvrages de bases du TWI concernent la formation des stagiaires, mais également des formations de formateurs. L'objectif étant d'avoir des formateurs qui possèdent des compétences en pédagogies et sont capables d'enseigner aussi bien de la théorie que des gestes techniques, quel qu'ils soient. Car toute la force du système est là : que l'on enseigne la manière d'utiliser une perceuse, de faire un noeud de cravate, un geste de secourisme ou l'armement d'une mitrailleuse, peu importe : l'adulte apprend toujours de la même manière et le cycle d'apprentissage doit être respecté.
En France, suite au rapport Dupuis, une filière de spécialisation sapeur-pompier « formateur » a donc été mise en place. Elle constitue un modèle du genre, malheureusement sous utilisé.

En France : FOR-1 et FOR-2
La filière de spécialisation formateur Française est essentiellement composée de deux niveaux. Le formateur détenteur du premier niveau, nommé FOR-1, apprend à enseigner et à utiliser des documents pédagogiques, spécialement conçus a cet effet. Ce ne sont pas articles, des ouvrages techniques ou des ouvrages « littéraires » : ce sont des documents structurés en fonction des modules à enseigner, avec des points clefs, des durées précises. Totalement illisibles pour le non-initié, ces documents sont un appui indispensable au formateur. Ils en sont la logistique intellectuelle, véritable plan de travail, bouée de sauvetage en cas d'écart et permettent d'aboutir à des formations rapides efficaces mais surtout, homogènes.
Mais ces documents sont compliqués et longs à réaliser: l'effort nécessaire est gigantesque. En France c'est, théoriquement, le travail des formateurs du niveau 2, les FOR-2. Théoriquement, car généralement seule la partie « scénario pédagogique » est rédigée. Or, chaque point de formation, dans cette logique de TWI, doit être « commenté et justifié ». Le scénario n'est que la trame du cours et doit impérativement être accompagné d'un document qui va contenir ces fameux « commentaires et justifications », indispensables à une formation de qualité.
Si nous voyons arriver autant de visiteurs sur flashover.fr, c'est bel et bien parce que les cours d'incendie sont réalisés avec des scénario, mais sans être soutenus par des commentaires ou des justifications. Les stagiaires qui posent des questions n'obtiennent pas de réponse et la formation se résume à des réflexions du genre « c'est comme ça et pas autrement ». Le rapport Dupuis a donc permis de structurer la formation, mais pas d'en changer réellement la qualité.

Cours sur les Progressions Rapides du Feu. QCM pour valider la théorie, scénario pédagogique sur la Théorie, document de commentaires et justifications sur les lances.

Gestion documentaire
Mais le rapport Dupuis a oublié de mettre les sapeurs-pompiers Français (mais ceci est applicable aux autres) en face du véritable défit: la gestion documentaire. Car tout est là. La création d'un document est une chose aisée. La création de 10 ou 20 documents est une affaire plus complexe. Quant à l'évolution synchronisée des documents, à la gestion des numéros de version, et éventuellement la gestion parfaitement synchronisée des traductions, cela devient rapidement très complexes.
Dans bon nombre d'autres pays, les documents ne sont pas mis à jour et les efforts visent souvent à faire créer des documents par les formateurs, ce qui constitue déjà une erreur : seule une mini-équipe de "formateurs-rédacteurs" doit créer les documents, mais en prenant cependant en compte le feed-back de ceux qui sont en contact direct avec les stagiaires (donc en France, les FOR-1).
Dans les autres pays, la situation n'est pas meilleure: soit il y a un seul gros ouvrage, soit plein de petits, peu ou pas synchronisés, et en tout cas rarement de documents réellement conçus dans un but «pédagogique». Le résultat c'est que des recherches menées de bonnes foi, pendant des années, ne trouvent pas d'applications terrain et que les déboires constatés en interventions font rarement changer les choses.

Trois types de formation
Lors de la session de formation de formateurs « flashover » qui s'est déroulée à Jurbise en Avril 2007, une discussion a eu lieu avec la représentante des sapeur-pompiers de Brasilia. Cette discussion sur les problèmes liés à la formation et surtout, à l'insertion de cette formation dans le fonctionnement continu d'une unité opérationnelle, a permis d'arriver à la conclusion suivante : espérer faire changer un service incendie, quel qu'il soit, ne peut se faire qu'en abordant le problème par trois axes, de façons simultanées. Toutes les autres tentatives échoueront ou demanderont un temps trop long, incompatible avec la vitesse d'évolution des dangers. Ces trois axes sont les suivants :

La formation en stage. C'est la première chose qui vient à l'esprit. Elle se déroule dans le centre de formation. Qu'il se nomme CTO, Ecole du Feu, Ecole Départementale, peu importe. Ce stage forme du personnel en petit nombre, sur une période relativement longue: stage de base, destinée aux nouvelles recrues, stage de passage de grade (caporaux, sergents). Les stagiaires y vont volontairement, savent qu'ils vont apprendre et que ce sera assez long. Ils ont tous globalement les mêmes connaissances en début de stage, le formateur est donc confronté à une population relativement homogène. Mais ce stage comporte un inconvénient: il ne change rien dans le service incendie car celui qui revient du stage avec de nouvelles informations, est confronté à la routine du service opérationnel et à des équipes possédant souvent une plus grande ancienneté que lui. Rapidement, le « nouveau » se plie donc aux exigences du groupe et les choses continuent, comme avant.

La remise à niveau. C'est le fait de donner à du personnel déjà actif, une information sur un nouveau sujet. Sachant que ce personnel a déjà des compétences, cette remise à niveau peut se faire sur un temps assez court (une journée par exemple), mais devra prendre en compte le fait que les stagiaires n'auront pas forcément envie d'apprendre et que leurs connaissances initiales seront disparates. Concernant Jurbise, le stage d'une journée qui est payé par le Ministère, correspond à cette « remise à niveau ». C'est ce même stage qui sert à Brasilia, là aussi pour remettre à niveau tout le personnel.
A noter que le cas des apprentissages feux réels (donc en ce qui nous concerne, le passage en caisson), la « remise à niveau » pose un problème de nombre de stagiaires. Tous nos essais le montrent : l'idéal est un passage à 6 stagiaires en caisson. Le calcul est facile : nombre de stagiaires / 6 = nombre de brûlages. La conclusion est simple : avec un seul caisson, la remise à niveau est impossible car elle demandera un temps trop long, pendant lequel le service incendie se retrouvera avec un personnel dont les connaissances seront très hétérogènes, avec tous les problèmes d'organisation et de commandement que cela engendre.

Le maintien des acquis. Que le personnel ait appris les nouvelles techniques par le biais de stage ou de remises à niveau, peu importe : ces compétences doivent être entretenues sinon elles se perdent. Les missions sont trop peu nombreuses et trop différentes pour que les acquis soit régulièrement utilisés en opération. Il faut donc maintenir ces acquis dans les casernes, par le biais des manoeuvres. Dans le cadre des formations sur les progressions rapides du feu, le maintient des acquis concernera essentiellement l'usage des lances.

 CTO Brasilia. Journée de « recyclage » pour les éléves officiers - Aout 2008

Les cours « Jurbise »
Voyons maintenant le contenu du cours dispensé à Jurbise (Belgique), et surtout, sa structuration. Pour se plier à la demande, le cours ne dure qu'une journée. C'est un cours de remise à niveau. Ce cours n'est pas constitué d'un bloc, mais de 4, qui s'enchaînent logiquement.

  • Théorie
  • Mini-Maison
  • Les techniques de lance
  • Caisson

Dans le cadre de cette journée de remise à niveau, la Théorie est réalisée sur environ 2 heures. Le formateur réalise son cours avec deux documents principaux : un scénario pédagogique et un document de commentaires et de justification. Avec cela, il traite de la combustion, la propagation adaptée aux feux de locaux, flammes de diffusion et de pré-mélange etc pour parler ensuite des 3 familles de phénomènes :flashover, backdraft et FGI (Fire Gas Ignition).
Mais cette partie théorique est composée d'un scénario extensible. En effet, dans le document de commentaire et de justification, nous trouvons des descriptifs d'expériences. Bien évidemment, lorsque ce cours théorique est dispensé dans le cadre d'une simple journée de remise à niveau, ces expériences ne sont pas réalisées, faute de temps. Mais lorsque ce cours théorique est utilisé dans le cadre d'un stage de 2 jours ou plus, ces expériences sont réalisées et le cours théorique passe alors de 2 heures à prés de 4 heures.
Pour la mini-maison, le principe est le même : dans le cadre de la journée de remise à niveau, la démonstration sur mini-maison se suffit à elle-même. Dans le cadre d'un stage, la démonstration est suivie de la présentation du power-point que l'on trouve dans le kit mini-maison et qui va permettre de récapituler ce qui a été vue. La démonstration mini-maison, qui occupe une heure dans la cadre d'une remise à niveau, occupe alors prés de deux heures dans le cadre d'un stage.
Pour les techniques de lance, le principe est identique : pour la remise à niveau, les stagiaires apprennent 5 techniques complémentaires, sorte de « package » permettant la gestion de tout type de feu dans un local de taille moyenne. Mais pour l'apprentissage, chaque stagiaire ne pratique qu'une fois, faute de temps. Lors d'un stage de plusieurs jours, les techniques peuvent (et doivent) être approfondies, chaque stagiaire pratiquant alors plusieurs fois.
Pour le passage en caisson, le principe est le même puisqu'il existe deux niveaux de brûlage. Le premier niveau (CS-01) est adapté aux remises à niveau, tandis que le niveau 2 (CS-02) demande une certaine habitude et ne peut être pratiqué que par des stagiaires ayant déjà participé à des brûlages de type CS-01.
A noter également que les formateurs, qui suivent le cours formateur à Jurbise ou à Brasilia, se voient remettre des QCM (Questionnaires à choix multiples) qu'ils peuvent utiliser pour valider les connaissances des stagiaires, durant la théorie, mais aussi durant l'apprentissage des lances. Il est évident que ces QCM ne peuvent pas être utilisés lors de la journée de recyclage, car la durée de cours ne le permet pas.

Note : à la demande de plusieurs formateurs et devant l'incompréhension de certains et leur incapacité à utiliser le cours dans un esprit « modulaire » (donc en le réalisant sur 2 ou 3 jours au lieu d'un seul) il a été décidé de réaliser un document, intitulé « Plan de Cours », qui indique comment, à partir de l'ensemble des documents pédagogiques fournis, réaliser un stage de remise à niveau ou un stage plus long, de 2, 3, voir 4 jours.

L'extension « Brasilia »
Lorsque le cours « Jurbise » a été mis en oeuvre à Brasilia, il a été décidé de s'en servir à l'identique, dans le cadre d'une journée de recyclage. Cela est rendu possible du fait que le cours est libre d'usage (voir plus bas). Mais en même temps, il a été décidé de former des sapeurs-pompiers destinés à être des « relais » au niveau des casernes.

L'idée est simple : mettre un relais, une sorte de référent, dans chaque équipe de chaque caserne. Ainsi lorsque l'équipe est désignée pour venir à la remise à niveau, au caisson, le « sapeur-pompier relais » vérifie que le personnel sait correctement s'équiper, qu'il est en parfaite condition physique etc Ainsi, lorsque les stagiaires arrivent aux caissons, une partie de la vérification est déjà faite. Ensuite, lorsque le personnel retourne en caserne, il poursuit son entraînement avec ce « sapeur-pompier relais », ce qui permet de maintenir le niveau de compétences.

Pour cela, les « relais » disposent du scénario pédagogique sur les lances mais également de documents d'évaluations individuelles et collectives. En effet, alors qu'au caisson seule des techniques individuelles et relativement statiques sont apprises, en caserne il est possible de réaliser des exercices plus complexes (progression dans un couloir, extraction de victime en seprotégeant avec la lance, etc ). Des grilles d'exercices ont donc été réalisées à cet effet. Et bien évidemment ces grilles font partie du package pédagogique, mais ne sont pas utilisées dans la journée de recyclage, faute de temps.

 

CTO Brasilia. Cours de pédagogie pour les référents - Novembre 2008

La suite ?
Comme vous le voyez, le système modulaire permet de nombreuses variantes. Dire que le cours sur les Progressions Rapides du Feu est limité à une journée est donc une erreur. Il est ouvert, modulaire et adaptable à tous les types de durée de stage. La création de nombreuses grilles de validation va permettre d'augmenter le nombre d'exercices réalisables, afin d'éviter la monotonie. Au chapitre des nouveautés prévues pour 2009, nous pouvons citer la mise en place d'un cours sur les lances « Niveau 2 » concernant l'enchaînement des techniques et les attaques à deux lances sur les grandes surfaces (bureaux de 100m2 par exemple).
Le tout sera encore réalisé sous forme modulaire, permettant l'usage des documents dans le cadre des remises à niveau, du maintien des compétences ou dans le cadre des stages plus longs.

Utiliser le cours ?
Reste à répondre à deux questions : le contenu du cours est issu de quoi, et comment peut-on l'utiliser ?
Le contenu est issu de la confrontation de nombreuses techniques et connaissances, de provenances diverses. Ce sont des connaissances qui font leur preuve et qui on bien évidemment des contraintes. Certains voudraient bien n'en prendre qu'une partie, mais la lutte contre un feu ne dépend pas de l'opinion d'une personne : elle dépend de contraintes physiques, chimiques et du matériel disponible. Si ce n'était pas le cas, nous traiterions les incendies en tee-shirt avec de simples extincteurs ! Ceux qui pensent que le cours souhaite imposer un type de matériel, par pur plaisir, font également fausse route : le matériel choisi est celui qui est disponible et qui offre le meilleur niveau de résultat. Et d'ailleurs, il est difficile d'en être autrement: à partir du moment ou un cours adopte le principe du commenté - justifié, l'opinion personnelle ne compte plus.

Quant à l'utilisation des cours, elle est libre. Les cours respectent en quelque sorte le principe des logiciels libres (type licence GPL ou GNU). Le contenu est libre, il s'améliore par le retour d'information, puis le cours est redistribué. Mais il n'est pas modifiable à titre individuel. Chacun est libre de s'en servir et aucun des documents pédagogiques ne fait référence à une école particulière. Seule contrainte : étant donné que le monde des sapeurs-pompiers est un monde dans lequel chacun cherche à garder l'information pour gagner en pouvoir, il a été décidé de ne fournir ce cours qu'aux personnes ayant participé à un stage de formateur. Actuellement, les écoles de Jurbise (Belgique) et de Brasilia (Brésil) dispensent ce stage, mais si d'autres écoles souhaitent faire de même, elles sont les bienvenues (cette extension à d'autres écoles est déjà en cours).

Bibliographie
[1] « Des sapeurs-pompiers : des soldats du feu aux techniciens du risque ». Dominique Boullier et Stéphane Chevrier. Presses Universitaires de France.


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Re: Comment former? (Score: 1)
par matetcat le 18 décembre 2008 à 14:25:03
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
Avec ça on c'est clair
Ça fait des billes pour convaincre nos décideurs.
merci



Re: Comment former? (Score: 1)
par fireball le 19 décembre 2008 à 13:01:32
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
article intéressant,et très complet qui explique les problèmes de pédagogie rencontrés lors des formations à jurbise ou brasilia.

pour convaincre les récalcitrants,peut être pourrait on les faire participer,intervenir dans cette partie pédagogique?


 
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